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"Je ne tire pas de ce récit la conclusion que toutes les filles comme Marguerite sont capables de faire ce qu'elle a fait; loin de là, mais j'ai connaissance qu'une d'elles avait éprouvé dans sa vie un amour sérieux, qu'elle en avait souffert et qu'elle en était morte. J'ai raconté au lecteur ce que j'avais appris. C'était un devoir. Je ne suis pas l'apôtre du vice, mais je me ferai l'écho du malheur noble partout où je l'entendrai prier.
L'histoire de Marguerite est une exception, je le répète; mais si c'eût été une généralité, ce n'eût pas été la peine de l'écrire."
Agacement d’Oriane (encre de Chine rouge): je ne supporte pas les fins des œuvres romanesques, cette plate similitude de la vie qui doit nécessairement s’achever et s’achève… Or si la littérature a un sens, c’est bien celui de ne pas accepter les «généralités», les lieux communs, de refuser de se plier aux contingences de toutes sortes, de manifester la supériorité de l’esprit sur le corps… L’œuvre dont je rêve est «éternelle» non au sens habituel du terme, c’est-à-dire qui peut être relu sur une durée (assez) longue, mais au sens d’inachèvement absolu, une œuvre qui ne cesse de se produire, sans contingence, insensible au temps
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